I'm feeling supersonic.

Je me sens bien.


J'ai e
ncore perdu une paire de boucles d'oreilles, j'ai encore cassé mon mp3, je supporte plus la prof de maths, je n'ai toujours pas réussi à lui parler, mais je m'en tape! Aujourd'hui je me sens bien et rien ne pourra m'abattre. Il fait beau, je m'allonge sur un banc de la cour, je ferme les yeux et j'écoute du James Morrison. J'ai chaud. Les filles font des photos avec l'appareil de Julianne, et prennent un malin plaisir à me prendre par surprise, alors que je déteste ça.

Les
cours sont finis jusqu'à lundi, un long week end se présente à moi. Je rentre seule pour me rendre à la gare routière. Ca fait du bien de marcher seule, d'aller à son rythme, regarder les gens autour de soi, ils sont tous tellement pressés, sérieux, renfermés, si seulement ils ralentissaient un peu, ils verraient à quel point la vie est belle. Je traverse la place Kléber, un petit vent souffle dans mes cheveux, le soleil m'éblouie: je me sens libre. C'est à cause du vent, il me fait toujours sentir libre comme l'air. A la place de l'Homme de fer, on distribue des DIRECT SOIR, un des types tout de rouge vêtu, s'approche de moi en me tendant un journal. Je le prend, en lui disant merci, il me regarde et me demande " Ca va? ", surprise par la question, je répond un petit "oui" tout en continuant d'avancer. Il m'a donné 2 journaux... :)

Je m
onte dans le bus, ce "lieu de passage statique". Passage qui prend quotidiennement près d'1h15, je devrais calculer un de ces jours le nombres d'heures que j'ai passée dans le bus depuis septembre, puis les convertir en jours, semaines, mois... Parfois ça m'écoeure le bus, cet entassement de gens, ce mélange de bruits de moteurs et de flots de paroles, l'odeur des gens qui passent qu'ils sentent bon ou mauvais. Comme ça peut me fasciner. Toutes ces personnes qui ne se connaissent pas vraiment réunies dans un même endroit, chacune qui descend à son arrêt pour aller vivre sa vie, chacune qui prend une certaine direction... Je ne sais pas qui ils sont pourtant je les reconnaît tous.

J'allumes le mp3 qu'Emilie dans sa grande magnanimité m'a prêté, le son très fort, je ne veux rien entendre d'autre que la musique; tant pis si je me casse les oreilles. Il fait beau, vraiment, il fait très beau. Le soleil qui traverse la vitre est si intense que je suis obligée de plissé les yeux aux point d'en avoir mal; les rayons enflamment mon visage. J'me fou de tout, ça fait du bien.

Deva
nt moi, il y a une fille qui mange des Prince au chocolat et qui lis le journal. Elle est heureuse, je le vois dans le reflet de la vitre. Elle ferme les yeux, tourne son visage vers le soleil et se délecte de sa chaleur, de son rayonnement. Un imperceptible sourire flotte sur ses lèvres.

Je contin
ue de regarder par la fenêtre. A l'extérieur, noyé dans le soleil, il y a ma cambrousse, ma campagne. Je l'aime ma cambrousse, je l'aime mon bled paumé, j'y suis chez moi. La ville c'est tellement impersonnel.

Mon fr
ère est à la maison depuis samedi. Tout se passe à merveille. Je crois que j'ai enfin trouvé ma place dans cette famille, je ne me sens plus opprimée dès qu'il est là. Non j'ai toute la place qu'il me faut pour prendre tout doucement mon envol, même en sa présence.

Je
viens de penser que je ne reverrais que les Camille et Marie en chair et en os à la rentrée. Ca semble si loin. Tout comme Rome...


Je vais m'arrêter ici. Il y a plus rien à dire, tout à sourire.


I'm feeling supersonic.

# Posté le jeudi 05 avril 2007 16:28

Orientation: la revanche des Siths... euh... des profs pardon! ( ouais je sais elle est nulle celle là... bah comme toutes les autres en fait!)

Orientation: la revanche des Siths... euh... des profs pardon! ( ouais je sais elle est nulle celle là... bah comme toutes les autres en fait!)
Extrait d'une conversation entre ma prof de maths et moi même, mardi après midi pendant l'heure de module, ça donnait à peu près ça:

- Pourquoi vous voulez faire S ?

- ...
- Je ne comprends pas pourquoi vous voulez faire S, vous devriez aller en L.
- ...
- Vous aimez les maths? Vous aimez ce que vous faites là?!
- Sans plus...
-Alors pourquoi passer 2 ans à faire quelque chose que vous n'aimez pas alors qu'en L vous pourriez lire des tonnes de livres, faire plein de littérature!
-...
-Vous voulez faire quoi plus tard?
- Je sais pas...
- Je ne veux pas influencer votre orientation, je ne m'opposerai pas à votre choix. Bien sur si vous allez en S vous y arriverez, vous êtes une bonne élève, mais votre prof de français m'a dit que vous avez de très bonnes notes dans sa matière,n alors pourquoi ne pas allez en L où vous ferriez un excellente élève?

5 minutes plus tard, la revoilà qui revient au pas de charge:

-Et en langue, vous avez de bonnes notes?
- Ca va.
- Il faudrait sérieusement que vous y réfléchissiez, que vous vous renseignez, ou que vous alliez voir la conseillère d'orientation, parce que vous ne pouvez tout de même pas passez 2 ans à faire quelque chose que vous n'aimez pas ou alors que moyennement! Mais encore une fois, je ne veux pas influencer votre orientation hein!


Et blablabla...



Mardi soir, j'avais les yeux rouges de quelqu'un qui avait pleuré plus qu'il ne le fallait. J'avais la gorge et l'estomac noué de quelqu'un qui ravale ses émotions pour ne pas complètement craquer.

Alors c'est ça que je devrais faire? Aller en L ? Avoir un bac qui sert à " rien" en poche? Laisser tomber l'SVT et la physique chimie où je m'en tire plus que bien? Perdre tout mes amis qui eux partent en S, hein c'est ça ?


Comme si c'était pas déjà assez difficile de choisir pour moi avant, il a fallu qu'en plus les profs s'en mêlent (!): la prof de maths qui me fait clairement comprendre que j'ai strictement rien à foutre en S, la prof de français qui au conseil de classe a dit que devrait absolument faire L, et le prof d'SVT qui trouve que ce serait dommage que je ne fasse pas S et qui affirme que sans S on fait rien dans la vie...

Je n'aime pas les maths, en tout cas j'en raffole pas, alors est ce que je suis prête à passer des heures et des heures en maths les années suivantes? Ou alors est ce juste à cause de cette prof que cette année je hais ça et limite j'ai peur d'assister à ce cours?

Putain je me suis pris une de ces claques!! Quelqu'un a enfin osé dire en face, à voix haute, ce que depuis des mois j'essaye de faire taire dans ma tête!

Je te jure, parfois j'aimerais être bête, ou alors être douée dans uniquement un seul domaine, car dans ce cas là je n'aurais pas à choisir. En plus personne ne peut le faire pour moi, c'est moi qui dois prendre une décision...


OOOOOOOOoooooooooohhhhh !!!!!!!! Et puis rien à foutre de la prof de maths! J' m'en tape!! Je vais en S !! Si j'ai eu un avis favorable c'est pas pour rien non?




PS: Lorsque j'ai dis que le bac L ne sert à rien, je ne voulais offenser personne, en particulier si vous êtes des littéraires ou des littéraires en devenir. J'ai écrit cet article sur un bout de papier mardi soir à chaud, sous le coup de la colère et je l'ai recopié tel quel. Non le bac L ne sert pas à rien, je le sais, et je m'excuse si ça à pu en véxé ou choqué certains.

:)

# Posté le jeudi 29 mars 2007 16:11

Modifié le dimanche 01 avril 2007 05:43

déjà que j'ai pas d'inspiration comme ça, tu crois franchement que je vais trouver un titre???

déjà que j'ai pas d'inspiration comme ça, tu crois franchement que je vais trouver un titre???
Panne d'inspiration.


Il se passe rien. En tout cas rien d'assez consistant pour être raconté.


Si tu as une idée, je suis preneuse.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 13:45

Modifié le samedi 24 mars 2007 08:15

If the rain must fall

If the rain must fall
Je regarde la pluie tomber. C'est bizarre comme tous les ans, dès que l'on s'approche de la date du printemps il recommence à faire moche...


Je voudrais être en é, être réveil par le chant des oiseaux, ouvrir les yeux sur la pénombre bleue qui règne dans ma chambre, dès que les rayons d'un soleil éblouissant parviennent à filtrer mes volets et être aveuglée par la lumière en ouvrant la fenêtre.

Je voudrais être en été, porter des jupes, sentir la chaleur du soleil me caresser les jambes, marcher pieds nus tout le temps, partout, sur le ton glacé, le bitume brûlant, les cailloux qui piquent, l'herbe qui chatouille.

Je voudrais être en é, m'asseoir à l'ombre d'un parasol dans mon jardin, lors d'une de ces joures chaudes et ches, fermer les yeux, me délecter d'un tout petit vent qui souffle dans mes cheveux et inspirer à pleins poumons l'odeur de l'herbe fraîchement coupée qui sèche doucement sous le soleil: l'odeur du paradis, l'odeur de mon enfance. Puis écouter le merveilleux silence d'un dimanche après-midi, contempler le ciel infiniment bleu, le vol inaudible de quelques hirondelles, et me sentir apaisée, calme,tendue, en harmonie avec moi me.

J
e voudrais être en é, savourer une pêche de mon grand-re dont le jus me dégoulinerait sur les doigts, me surprendre à sourire sans raisons particulres et profiter du ftillement d'excitation qui me parcours de la tête au pieds.

Je voudrais être en été, la période la plus propice pour rêver.


Ce que c'est dur de revenir à maintenant, dimanche le 18 mars de l'année 2007, après être partie aussi loin dans mes pensées. Un nouveau coup d'oeil par la fenêtre. Les gouttes d'eau viennent s'écraser sur la vitre: il pleut toujours. J'entends le bruit des voitures qui roulent dans les flaques d'eau, celui d'une rafale de vent qui secoue les sapins, qui fait trembler les mirabelliers et claquer les volets. Le ciel est gris blanc, on dirait des particules de cendres. Un avion vient de traverser l'horizon; tout ces gens assis à l'intérieur, où vont-ils? pourquoi?

Pourquoi j'ose pas? Pourquoi j'arrive pas? Pourquoi moi?

J'aime ma vie.


* Je voulais écrire quelque chose de gai, de drôle, de léger, mais on dirait bien qu'en ce moment, j'y arrive pas trop. Tu restes quand même j'espère? *








bon youtube pcq je trouvais pas la chanson sur radioblog. Ne pas regarder la video, juste écouter pcq on s'en tape de Clark Kent et sa copine Lana, mais bon c'est la seule qu'il y avait avec un son correct...

# Posté le dimanche 18 mars 2007 16:57

Modifié le mercredi 21 mars 2007 00:10

And I know that it's a wonderful world but I can't feel it right now. I thought that I was doing well but I just want to cry now.

And I know that it's a wonderful world but I can't feel it right now. I thought that I was doing well but I just want to cry now.


Journée de merde. Journée de merde. Journée de merde. Parfois je me dis que j'aurais mieux fait de ne pas me lever. Pourtant ça n'avait pas trop mal démarré, il faisait beau, pas froid, je commençais à 10 heures et ma prof de maths n'est pas là pendant 2 semaines, mais journée de merde quand même.
Je
l'ai pressenti quand au bout de 5 minutes mon mp3 c'est éteint dans le bus, or quoi de plus terrible pour débuter la journée qu'un trajet en bus sans mp3?
Une
journée ni bonne, ni mauvaise en fait. Une journée qui laisse un drôle d'arrière goût dans la bouche. Une journée chargée de nostalgie, cette petite boule d'impression d'inachevé dans le ventre, d'espoir vain. Une journée que je n'aime pas, parce que je n'en ai pas profité autant que j'en aurais pu, alors qu'il n'y avait pas de raison valable. Vraiment une drôle de journée, le coeur n'y était pas aujourd'hui derrière chaque sourire. Peut être que moi même, je met inconsciemment des freins à cette joie dans la quelle je vis depuis quelques temps, parce que justement: tout va trop bien... Je sais pas...
Ca m'
a rappelé cette même époque de l'année dernière où je commençais tout doucement à sortir de ma phase un peu " dépressive" (le terme est trop fort), du plus gros de ma crise d'ado, et où je sentais bien que la vie est belle bien que j'envisageais toujours l'avenir d'un oeil assez noir. Et je me suis souvenue d'une de ces nuits à me retourner dans mon lit sans trouver le sommeil, où je pensais beaucoup trop, une de ces nuits où j'imaginais ma vie future d'une façon plutôt mauvaise qui avec un peu de recul est assez comique, enfin... pathétique serait plus exact...

Un de mes avenirs sombr
es que je préférais était celui de la clocharde. Je n'aurais pas mon brevet, encore moins mon bac, d'ailleurs j'aurais redoublé ma seconde et ma première. Je serais devenue une marginale et vivrais sous un pont, avec pour seuls biens un morceaux de carton en guise matelas, une couverture et quelques vêtements troués par les mites. La journée j'aurais trouvée un job aussi minable que moi pour subvenir à mes besoins alimentaires et me donner accès à l'eau courante: balayeuse et récureuse de toilettes publiques. Le soir je me saoulerais jusqu'à en crever pour oublier mon malheur et un hiver on me retrouverait morte de froid une bouteille à la main, la tête au milieu de canettes vides, le visage recouvert de crottes de pigeons et de pisse de chiens errants.

Un autre
tout aussi pathétique était celui de la vieille fille aigri aux milles et uns chats, où comment devenir un sosie de la dame qui s'occupait du CDI au collège. Cette fois ci, je réussirais mes études brillamment, mais faute de savoir prendre les bonnes décisions à temps, je me retrouverais pendant 45 ans à exercer une profession qui ne plait pas, enfermée entre quatre murs, assise à un bureau, haïe par mes collègues de travail qui m'aurait secrètement surnommée " la vieille aux chats". Je serais une personne tellement insupportable que je n'aurais jamais trouvée de maris, ni jamais réussi à garder des amis; j'aurais coupé les ponts avec ma famille. J'occuperais en compagnie de mes innombrables chats, un petit HLM vétuste dans une cité qui craint. Fétichiste, je collectionnerais tout ce qui à le moindre rapport avec les chats et serais une fan assidue de 30 millions d'amis. Lorsque je serais à la retraite, je ne sortirais plus de chez moi sauf pour faire mes courses estimant le quartier trop hostile. Je resterais tout bonnement avachie dans mon fauteuil en face de la télé de jour comme de nuit et j'engraisserais comme une truie au point de ne plus pouvoir passer la porte. Et jour je mourrais seule, sans que personne ne le sache, devant un épisode de Nestor Burma après avoir longuement agonisé durant les Feux de l'amour. Puis on me retrouverait 2 mois plus tard, défiguré par les griffures de mes chats sous alimentés, qui avec tout le boucan qu'ils auraient causé pour savoir qui obtiendrait le droit de dévorer ma cuisse droite, auraient alertés les voisins. Personne ne viendrait à mon enterrement.

Maintenant j'envisage un autre avenir, beaucoup plus gai, je sais que je travaillerais d'arrache pieds pour avoir mon bac en poche d'ici 2 ans, puis suivre des études qui me plaisent, encore faudrait il que je sache ce que je veux... Mais plus loin j'arrive pas à imaginer, d'ailleurs je n'en ai pas l'envie.


Encore
un article qui sert à rien. Un jour de perdu, de gâché mais pas de temps à perdre pour le pleurer, comme le dit mon pseudo Smile like you mean it! :D



C'est
reparti mon kiki!!

# Posté le jeudi 15 mars 2007 17:21

Modifié le dimanche 18 mars 2007 09:50